Kentucky — ce que 6 mois aux États-Unis m'ont appris
2026-03-15
Je n'avais jamais passé autant de temps loin de la France. Des échanges de trois semaines, oui. Six mois en Allemagne à dix ans, aussi — mais j'étais trop jeune pour vraiment mesurer ce que ça représentait. Cette fois, c'est différent.
Lexington, Kentucky. Une ville de taille moyenne, dans un État que la plupart des Français seraient bien en peine de placer sur une carte. Et pourtant, c'est ici que j'ai passé les six derniers mois, étudiant à l'Université du Kentucky grâce à une bourse de la Ville de Deauville.
Ce qu'on apprend en dehors des cours
La première chose qui m'a frappé, c'est la façon dont les étudiants américains abordent l'université. Il n'y a pas cette distinction nette entre "vie étudiante" et "études" qu'on trouve en France. Tout est mélangé : les associations, les sports, les projets perso, les cours. On est supposé s'investir dans tout en même temps.
Au début, ça m'a semblé épuisant. Puis j'ai réalisé que c'est exactement comme ça que j'ai toujours fonctionné — je code des projets perso pendant que je fais des études, je lis des choses qui n'ont pas de rapport direct avec mes cours, je m'intéresse à des domaines adjacents. L'université américaine a juste formalisé quelque chose que je faisais naturellement.
L'anglais, pour de vrai
Mon niveau d'anglais avant de partir : correct, TOEFL 89, capable de tenir une conversation. Mon niveau maintenant : vraiment à l'aise. La différence entre "apprendre l'anglais" et "vivre en anglais" est colossale. Ce ne sont pas les mêmes muscles.
J'ai suivi des cours entiers en anglais, rendu des devoirs en anglais, eu des débats en anglais, fait de l'humour en anglais. C'est ça qui change vraiment le niveau — pas les heures passées sur Duolingo.
Ce que je ramène
De la clarté sur ce que je veux faire. En rencontrant des étudiants d'horizons très différents — informatique, business, ingénierie, sciences — j'ai mieux compris ce que la data science représente comme pont entre les disciplines. Ce n'est pas juste une spécialité technique. C'est une façon de raisonner.
Je rentre en France avec l'intention de trouver une alternance data science à Lyon, et d'apporter dans cette entreprise le même état d'esprit que j'ai vu ici : curiosité, autonomie, et l'envie de construire des choses qui comptent.